USA’04 – Primaires démocrates

La campagne des primaires démocrates en vue de la désignation du candidat qui affrontera le président sortant George W. Bush au mois de novembre prochain lors de l’élection présidentielle, s’est considérablement clarifiée depuis deux semaines. Le sénateur du Massachusetts John F. Kerry se détache désormais nettement des autres candidats à l’investiture démocrate (il a déjà empoché 409 délégués sur les 2161 nécessaires pour obtenir la majorité à la convention de Boston à la fin du mois de juillet – ses rivaux sont loin derrière : Howard Dean, 174 ; John Edwards, 116 et Wesley Clark, 82).  Kerry s’est imposé en remportant à ce jour dix primaires et caucus (sur douze) : Iowa, New Hampshire, Arizona, Delaware, Nouveau-Mexique, Dakota du Nord, Arizona, Michigan, Washington, Maine. Seuls la Caroline du Sud (Edwards) et l’Oklahoma (Clark) lui ont échappé.

« Bring it on ! » : l’ascension de John Kerry

Kerry a créé la surprise en remportant au mois de janvier le caucus de l’Iowa et les primaires du New Hampshire, et complètement retourné la campagne en sa faveur en moins d’un mois (notamment en termes de financement et d’équipes) en gagnant pratiquement toutes les autres primaires, alors que beaucoup d’observateurs prédisaient une victoire facile de l’ancien gouverneur du Vermont, Howard Dean, qui faisait la course en tête dans les sondages depuis l’automne, sur la base d’une campagne très agressive et bien financée dont le principal argument était l’opposition à la décision du Président George W. Bush de faire la guerre à l’Irak. Cet enthousiasme des médias pour Dean, et les effets d’optique déformants subis par les observateurs étrangers notamment, ont conduit à oublier un peu rapidement combien les Américains, Démocrates compris, ont le sentiment profond, et incommensurable hors des Etats-Unis, d’être engagés dans une véritable guerre, et combien ils continuent d’approuver la guerre d’Irak et le renversement de Saddam Hussein, même s’ils sont désormais majoritairement opposés à la manière dont elle a été menée, à l’absence de toute réflexion sur l’après-guerre et aux mensonges qui ont présidé à sa justification à partir de l’existence d’armes de destruction massive – toutes choses que l’on retrouve d’ailleurs mot pour mot dans la position sur la question des candidats démocrates encore en lice, notamment de Kerry.

Kerry possède dans cette perspective un profil idéal, ce qui a fait de lui depuis le printemps 2003 le candidat le plus régulier et le plus sérieux à la nomination, malgré l’engouement suscité un temps par Dean, en tant qu’ancien vétéran et héros de la guerre du Vietnam, devenu un des principaux dirigeants de l’opposition à cette guerre dès son retour aux Etats-Unis, mais aussi comme un sénateur d’expérience, membre depuis dix-neuf ans de la commission des affaires étrangères du Sénat. Il apparaît ainsi comme le seul démocrate ayant un statut de présidentiable, le seul capable de battre Bush au niveau national. Il est d’ailleurs le seul à avoir concouru dans l’ensemble des primaires démocrates, alors que ces adversaires ont choisi de faire l’impasse sur certaines d’entre elles, ce qui a été une stratégie payante et lui donne désormais un avantage non seulement en termes de nombre de délégués mais aussi en tant que seul candidat capable de l’emporter dans des Etats au profil démographique et politique différents, qu’il s’agisse de la Nouvelle-Angleterre, du Midwest, du Sud ou de l’Ouest.

Les électeurs démocrates ne s’y sont pas trompés et reconnaissent Kerry comme la meilleure chance de gagner en novembre contre Bush, dans la mesure où c’est ce qui compte avant tout pour eux. Les sondages de projection d’un duel présidentiel (réponses à une question du type : « si l’élection avait lieu aujourd’hui entre Kerry et Bush, pour qui voteriez-vous ? ») réalisés depuis les premières victoires de Kerry le donnent vainqueur face à Bush, avec une marge de 2 à 6 points.

Un des signes de la qualité de la candidature de Kerry dans la perspective de l’affrontement final est d’ailleurs sa capacité de mobilisation, notamment dans les Etats-clefs du scrutin de novembre (les swing states) où va se jouer l’élection, alors que le pays est politiquement plus divisé que jamais entre Démocrates et Républicains (les indépendants se déclarant eux-mêmes divisés à part égale entre votre démocrate et vote républicain lorsqu’ils doivent faire ce choix). Ainsi dans le Michigan, le plus gros Etat, en nombre de délégués, à avoir voté pour les primaires pour le moment, qui est traditionnellement très disputé et qui possède le deuxième taux de chômage le plus élevé des Etats-Unis (300 000 emplois de moins en trois ans),  a-t-il donné une large majorité à Kerry (52% contre 17% à Dean et 14% à Edwards), ce qui indique une forte volonté des Démocrates de voter utile en vue de l’élection présidentielle elle-même. On constate ainsi que Kerry fait mieux que tous les autres candidats, notamment les sudistes, lors des primaires dans les Etats où devrait se jouer l’élection finale contre Bush, alors que les deux candidats sudistes ont remporté des Etats qui ne voteront de toute manière pas pour le Démocrate en lice en novembre.

L’enjeu du Sud et la concurrence de John Edwards

Le seul problème que puisse encore rencontrer Kerry sur le chemin de l’investiture se situe dans le Sud où John Edwards et, dans une moindre mesure Wesley Clark, peuvent le menacer. Depuis les années 1960, tous les candidats démocrates élus à la présidence viennent du Sud (Johnson, Carter, Clinton) où ils ont réussi à maîtriser le vote indépendant et une partie du vote républicain (largement dominant dans le Sud désormais), ce qui est très difficile pour un patricien de la Nouvelle-Angleterre. Le profil (issu d’une famille modeste) et les qualités politiques (tribun populiste et chaleureux dans le style de Clinton) d’Edwards en font à la fois et paradoxalement un adversaire redoutable de Kerry – il est plus charismatique et plus entraînant que lui – et un excellent candidat… à la vice-présidence – dans la mesure où Edwards est un responsable politique peu expérimenté (entré sur le tard dans la carrière, il termine seulement son premier mandat de sénateur) et comme un candidat à la vice-présidence idéal pour ramener une partie de l’électorat du Sud vers les Démocrates. John Edwards, quelle que soit l’issue de l’élection présidentielle cette année, aura en tout cas fait la preuve qu’il est un des espoirs démocrates les plus sérieux pour l’avenir, pour 2008 notamment, où il pourrait bien s’opposer à Hillary Clinton par exemple !

Pour le moment, Edwards doit surtout confirmer son statut de concurrent sudiste principal de Kerry en éliminant définitivement Clark lors des primaires du 10 février dans le Tennessee et la Virginie, deux Etats du Sud, afin de pouvoir concourir en position de force le 2 mars lors du Super Tuesday – le jour où votent onze Etats à travers tout le pays, dont les deux principaux, la Californie et New York, désignant ainsi l’essentiel des délégués pour la convention de Boston. Son problème tient désormais au style de sa campagne. Jusqu’ici Edwards a mené un campagne positive sur une base populiste démocrate classique (l’Amérique des petits contre les gros, etc.), sans attaquer ses concurrents alors que s’il veut se poser en concurrent direct et unique de Kerry, il doit l’attaquer frontalement, sans toutefois en faire trop afin de maintenir ses chances de pouvoir figurer sur le ticket en tant que candidat à la vice-présidence.

Les résultats des deux Etats du  Sud-Ouest qui ont déjà voté (Arizona et Nouveau-Mexique) fournissent également des indications intéressantes. La conquête électorale de l’Ouest et de ses importants contingents latinos est un enjeu capital, non seulement pour Kerry qui l’a emporté largement dans les deux cas, mais encore pour le Parti démocrate lui-même, dans la mesure où ils ne peuvent s’attendre à des bons résultats dans le Sud. Tant en Arizona qu’au Nouveau-Mexique où l’affrontement de novembre devrait être serré, Kerry l’a emporté dans un électorat hispanique qui se mobilise de plus en plus pour les élections. Ce qui est plutôt de bon augure pour le scrutin californien où le tiers de la population est hispanique et plus généralement pour le combat final puisque les Latinos pèseront de tout leur poids de première minorité désormais dans la balance électorale – le Président Bush ne s’y est d’ailleurs pas trompé en promettant une régularisation des immigrants clandestins qui travaillent aux Etats-Unis, notamment dans les Etats qui ont une frontière avec le Mexique (Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie) d’où provient l’essentiel de ce type d’immigration.

La levée de l’hypothèque Dean

La démonstration de force de Kerry a fait une victime : Howard Dean. N’ayant gagné aucune primaire, même dans les Etats qui pouvaient lui être favorable, notamment dans le New Hampshire et le Maine, et même si ses positions relatives lors des différentes primaires lui permettent d’arriver en seconde position en nombre de délégués, Dean apparaît comme le premier grand perdant de cette première phase de la campagne. Après sa défaite dans le Maine le 8 février, il ne lui reste plus qu’une chance : arriver en tête dans le Wisconsin, le 17 février, s’il veut continuer à concourir. Il a d’ailleurs jeté ses dernières forces, financières et humaines, dans cette bataille. Mais aux yeux de nombreux observateurs et militants démocrates, il a déjà perdu. D’ailleurs, la semaine dernière, un des deux grands syndicats qui lui avaient apporté son soutien à l’automne vient de lui retirer. Et rien ne semble plus pouvoir arrêter la spirale de l’échec, ni le recadrage de son discours (éviter à tout prix les gaffes…) et le remaniement de son équipe de campagne ni sa force de conviction ni son style agressif  tant à l’égard du Président Bush que de ses concurrents démocrates… L’enthousiasme initial de ses supporters, souvent peu aguerris aux campagnes politiques, étant vite retombé après les premières défaites, en même temps d’ailleurs que le flux de financement dont il bénéficiait jusqu’au début du mois de janvier – un financement appuyé sur des contributions individuelles faibles mais nombreuses, levées notamment grâce à des micro-meetings de quartier convoqués au quatre coins du pays grâce à une utilisation massive de l’Internet.

Les leçons de l’expérience Dean sont toutefois intéressantes pour les Démocrates. On peut souligner d’abord que le populisme, s’il est la vertu politique la mieux partagée par les Démocrates, conformément à une grande tradition du parti, ne gagne rien à être agressif et négatif, il doit pour être gagnant se montrer optimiste et positif, être associé au « rêve américain » à la manière dont le défend John Edwards notamment. On peut également souligner les limites du « phénomène Internet » dans la campagne qu’il s’agisse de mobiliser ou de lever des fonds : la fragilité du fameux réseau d’activistes, tant vanté jusqu’en janvier, s’est écroulé aussi rapidement qu’il avait surgi et s’est surtout avéré incapable d’assurer la mobilisation effective des électeurs démocrates le jour du vote (suivant le fameux GOTV Get- ou- the-vote des stratèges électoraux américains) notamment face aux machines plus rustiques sans doute mais plus efficaces des réseaux traditionnels (syndicats, vétérans, associations de minorités…). On peut enfin penser que, sur le fond, Dean n’était pas en adéquation avec l’électorat démocrate puisqu’il s’est désolidarisé très tôt de la décision du Président Bush de faire la guerre à l’Irak, alors même qu’il s’agit d’un élément clef de l’engagement patriotique pour la sécurité du pays aux yeux de l’immense majorité des Américains.

ADM et budget : les difficultés de Bush

Les semaines qui viennent de passer ont également marqué, parallèlement à la montée en puissance de Kerry par rapport à ses rivaux démocrates, la mise en lumière des failles de la présidence Bush. Alors que l’économie américaine connaît un taux de croissance élevé, le Président Bush a des difficultés à transformer cette bonne nouvelle en optimisme de la part des Américains. Son « Discours sur l’état de l’Union » est ainsi apparu comme relativement insipide et surtout très insuffisant pour mobiliser le pays, alors qu’il a été présenté comme le lancement de la campagne de Bush pour sa réélection. Le paysage s’est en effet assombri la semaine dernière en raison de la polémique montante sur le rôle précis du gouvernement américain dans la justification de la guerre irakienne par la présence d’armes de destruction massive (ADM) et du fait d’une réception peu enthousiaste du projet de budget de l’Administration Bush pour la prochaine année fiscale.

Les déclarations de David Kay, ancien chef des inspecteurs américains de l’armement irakien, à propos des erreurs commises par les agences de renseignements américaines sur la présence d’ADM en Irak ont contraint le Président Bush à accepter la formation d’une commission d’enquête bipartisane (donc à peu près indépendante) sur les erreurs du renseignement américain. Mais la question qui se pose est bien celle de l’utilisation politique par le gouvernement américain des informations transmises par le renseignement et leur confrontation à d’autres sources, notamment celles provenant des inspecteurs de l’ONU qui ont été ignorées ou minorées. Dick Cheney et Donald Rumsfeld apparaissent ainsi comme les principaux responsables de ce « mensonge » sur les ADM puisque, même s’il semble désormais établi qu’ils n’ont pas influencé les services de renseignements en amont (ceux-ci avaient déjà fourni le même type d’information à l’Administration Clinton, et de plus tous les services de renseignement des alliés concluaient eux aussi à la présence d’armes de destruction massive en Irak…), ils sont soupçonnés d’avoir monté en épingle (sex up) les données transmises par ces mêmes services, afin de précipiter une intervention en Irak prévue de longue date par le clan néo-conservateur dans l’entourage de Bush.

La présentation, la semaine dernière, du budget américain (2400 milliards de dollars) pour l’année 2004-2005 (l’année fiscale commence en octobre aux Etats-Unis) et des perspectives à cinq ans quant à la réduction du déficit, a été également très mal perçue par les commentateurs et l’opinion publique : elle est apparue comme une grossière tentative électoraliste masquant des difficultés réelles et des impasses inquiétantes. Les priorités sont clairement affichées : la guerre contre le terrorisme (+7% pour les forces armées), la sécurité du territoire national (+10%) et le soutien à la reprise économique (poursuite des baisses d’impôt). En regard, près de 70 programmes (sociaux, scolaires…) « majeurs » vont voir leur financement réduit alors même que le déficit s’élèvera cette année à 520 milliards de dollars (soit 4,5% du PIB). La projection, optimiste, de réduction du déficit s’appuie sur une hausse dans les cinq ans à venir des recettes dues à la croissance et la lutte contre « la fraude, les abus et le gaspillage » alors que les dépenses devraient elles aussi augmenter mais moins rapidement ; le déficit devrait être ainsi réduit graduellement jusqu’à 1,6% du PIB en 2009. Le seul problème, comme l’a relevé la presse américaine, est que ce plan de réduction du déficit n’inclut pas le coût, considérable, des opérations en Irak et en Afghanistan ! De plus, les perspectives annoncées s’arrêtent en 2009, alors même que les réductions d’impôts provisoires de 2001 et 2003 que le Président Bush veut rendre permanentes sur 10 ans représenteront, sur la base actuelle et au-delà de 2009, les trois-quarts du déficit américain (selon les chiffres communiqués par l’Administration Bush elle-même), au moment même où les baby-boomers seront massivement en retraite, entraînant des coûts supplémentaires, notamment de couverture-maladie (la récente réforme sur la prescription de médicaments dans le cadre de Medicare, le programme d’assurance-maladie pour les personnes âgées, en a d’ores et déjà accru le coût sur dix ans de 530 milliards de dollars).

Un Parti républicain prêt au combat

Les difficultés de George Bush ne doivent cependant pas masquer une donnée essentielle, souvent oubliée ou négligée, celle de la puissance politique et électorale du Parti républicain, surtout lorsqu’elle est alliée à la formidable capacité financière dont dispose le président-candidat (déjà plus de 130 millions de dollars récoltés et pratiquement encore 100 prêts à l’emploi, c’est-à-dire bien au-delà de ce que pourra mobiliser un candidat démocrate épuisé par les primaires…).

La machine républicaine s’est en effet mise en marche depuis de nombreux mois, en menant notamment de vastes campagnes d’inscription sur les listes électorales dans les comtés, et auprès de l’électorat, qui lui sont potentiellement favorables – tout particulièrement dans le Sud et le Midwest, et parmi les Chrétiens évangéliques dont Karl Rove, le chef stratège de Bush, espère une inscription massive de 3 millions de nouveaux électeurs. La stratégie nationale de triangulation (conquête de l’électorat indépendant et démocrate sur la base de propositions habituellement issues du camp adverse) a d’ailleurs également commencé avec les propositions ciblées du Président Bush envers les Latinos (régularisation des travailleurs clandestins), les personnes âgées (augmentation des prescriptions remboursées par Medicare), des travailleurs de l’industrie aérospatiale (programme Mars). Pour les Latinos par exemple, les stratèges du camp républicain estiment nécessaire de passer de 35% (2000) à 38% de leur vote en novembre, ce qui pourrait décider de la victoire républicaine dans des Etats comme le Nouveau-Mexique ou l’Arizona. Ce qui suffirait à assurer la victoire dans le contexte de bipartition 50/50 de l’électorat aujourd’hui. Les Républicains ont également lancé des exercices grandeur nature de campagnes dites des « 72 heures », c’est-à-dire en prévision de la mobilisation dans les trois derniers jours avant l’élection de tous les moyens humains disponibles (avec d’importantes équipes volantes mobilisables d’Etat en Etat) pour faire voter effectivement leur électorat (selon le principe du GOTV, ce qui implique un travail de recension en amont et de recrutement massif de volontaires sur le terrain). Ce type de programmes de mobilisation avaient notamment assuré de gros succès aux Républicains en 2002 lors des élections de mi-mandat.

Face à cette mobilisation en profondeur et de long terme, les Démocrates sont non seulement pris dans la frénésie de l’enchaînement des élections primaires mais surtout incapables de s’organiser nationalement tant qu’ils n’ont pas un candidat derrière lequel se mobiliser. D’où l’enjeu essentiel d’une désignation du candidat démocrate le plus tôt possible afin d’unifier et de mobiliser le parti au plus vite, conformément aux vœux de Terry McAuliffe, le président du Democratic National Committee. C’est pourquoi les semaines qui viennent, notamment avec le « Super Tuesday » du 2 mars être importantes. Si Kerry en sortait vainqueur et sans rival, il pourrait ainsi être un des candidats désignés le plus tôt dans l’histoire des primaires démocrates et se donner toutes les chances que lui promettent les sondages. On peut bien évidemment penser qu’une telle préoccupation est déjà présente à l’esprit des électeurs démocrates et qu’ils vont confirmer le sens des votes intervenus jusqu’ici, tant leur volonté de voir Bush vaincu est manifeste.

Etats-Unis

Laurent Bouvet View All →

Professeur de théorie et d'histoire des idées politiques à l'Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines.

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